Le retrait est-il une méthode efficace ?

La méthode du retrait consiste à retirer le pénis du vagin avant l’éjaculation : on l’appelle aussi le coït interrompu. Cette méthode contraceptive n’est pas sûre. En effet, le liquide qui sort du pénis avant l’éjaculation (appelé liquide séminal) contient des spermatozoïdes (même s’il en contient moins que le sperme). Les spermatozoïdes pourraient donc être déposés dans le vagin ou l’entrée (durant des caresses ou frottements) et un ovule présent pourrait être fécondé.

Attention, le retrait ne protège pas des infections sexuellement transmissibles (IST).

Que faire si j’oublie de remettre mon anneau ?

Si tu as oublié de remettre l’anneau à la date prévue, mets-en un immédiatement. Tu devras alors utiliser une contraception complémentaire, par exemple un préservatif, pendant les 7 jours qui suivent. Si tu as eu des rapports sexuels pendant la période sans anneau, tu risques d’être enceinte. Le risque est d’autant plus grand que la période sans anneau est longue.

Suis-je protégée d’une grossesse lorsque j’allaite ?

La succion du sein par le bébé stimule la production d’une hormone (la prolactine) qui peut bloquer l’ovulation. Voilà pourquoi certaines femmes n’ont pas de règles après leur accouchement et peuvent se sentir protégées.
Malheureusement, on ne peut pas prédire pendant combien de temps la prolactine bloquera l’ovulation. Il se peut que l’ovulation se remette en route dès le premier mois après l’accouchement. Il est donc tout à fait possible de tomber enceinte lorsqu’on allaite.

On conseille aux femmes allaitantes d’utiliser un moyen de contraception. Des études ont démontré que la micro-pilule, l’implant hormonal et le DIU en cuivre n’ont pas d’effets négatifs sur la qualité et la quantité du lait maternel ni sur la croissance du bébé. Ils peuvent donc être utilisés sans risque pendant l’allaitement, de même que les préservatifs internes ou externes.

N’est-il pas plus simple de prendre une pilule du lendemain ?

La pilule du lendemain (aussi appelé contraception d’urgence) retarde l’ovulation par l’action d’hormones progestatives. C’est pour cette raison que tu dois prendre cette pilule aussi vite que possible après un rapport sans contraceptif. Attention: La pilule du lendemain n’est pas une pilule abortive: si l’ovule est fécondé, elle ne peut rien y changer. Pour savoir si ce moyen a été efficace, on conseille de faire un test de grossesse deux à trois semaines après la prise de la pilule du lendemain.

Pour certaines femmes, la pilule du lendemain constitue une contraception à part entière : par exemple, des femmes qui ont des rapports peu fréquents avec un partenaire régulier.

 

Les professionnel-le-s déconseillent cependant de l’utiliser comme une contraception régulière pour plusieurs raisons :

 

• L’efficacité de la pilule du lendemain décroît très rapidement. Il faut donc l’avoir à portée de main après un rapport non-protégé.

• Suite à la prise d’une pilule du lendemain, leur cycle est généralement chamboulé et les femmes ont leurs règles. Dans le cas de prises répétées, cela peut engendrer des effets secondaires bénins (désagréables et sans conséquences pour la santé).

 

Attention, la contraception d’urgence ne protège pas des infections sexuellement transmissibles.

Est-il possible de ne plus avoir de règles ?

Avec la plupart des pilules contraceptives, le patch hormonal et l’anneau mensuel, il est possible de décaler ses règles pendant la durée d’un cycle. Si tu répètes l’opération, il n’y a pas de contre-indication médicale, mais sur le long terme, tu risques peut-être d’avoir des saignements hors période de règles. Ces saignements sont aussi appelé spoting.

Il existe d’autres moyens contraceptifs dont la prise est continue et qui ont tendance à faire disparaître les règles : c’est le cas du DIU hormonal, de l’implant hormonal et les progestatifs injectables. Cependant, le spoting n’est jamais totalement exclus avec les moyens contraceptifs.

Puis-je fumer et prendre une contraception hormonale ?

Si tu fumes et que tu utilises une méthode hormonale combinée (pilule combinée, patch hormonal ou anneau mensuel), tu augmentes les risques de développer des caillots dans le sang et la probabilité de faire un accident cardio-vasculaire. Ce risque s’accroît avec l’âge (si tu as plus de 35 ans) et en fonction du nombre de cigarettes que tu fumes par jour (plus de 15 cigarettes par jour).

Il est conseillé d’utiliser une méthode progestative (plutôt que combinée) telle que la pilule micro-dosée, les injections hormonales et le DIU.

Dois-je paniquer si j’ai oublié ma pilule ?

Il existe différents facteurs qui déterminent si tu dois t’inquiéter.

 

• As-tu eu une relation sexuelle ?

• Quelle pilule prends-tu ?

• Dans quelle semaine de prise de pilule es-tu ?

• Quand aurais-tu dû la prendre ?

Consulte à cet effet la notice de ta boîte de pilules et/ou consulte ton médecin ou gynécologue  ou rends toi dans une centre de planning familial.

Une contraception hormonale me permet-elle d’avoir des règles moins douloureuses et moins irrégulières ?

La plupart des contraceptions hormonales (la pilule combinée, la pilule sans œstrogènes, le patch hormonal, l’anneau vaginal, les progestatifs injectables et le DIU hormonal) permettent aux femmes d’avoir un cycle menstruel moins douloureux et plus prévisible. Au début, la prise du contraceptif peut provoquer des petits saignements irréguliers. Ceux-ci peuvent s’estomper généralement au bout de trois mois.

 

ATTENTION :

  • Le stérilet hormonal diminue les douleurs et les pertes de sang
  • Le stérilet au cuivre (qui n’est donc pas une contraception hormonale) peut au contraire rendre les règles plus douloureuses et plus abondantes.

Que faire en cas de grossesse non-désirée ?

En Belgique, chaque femme a la liberté de choisir, sans contrainte, si elle souhaite ou non poursuivre sa grossesse. Attention ! L’interruption volontaire de grossesse (IVG) n’est pas un moyen de contraception.

 

Quels que soient ton âge et ta nationalité, tu as le droit de demander une IVG en Belgique. L’IVG y est autorisée si elle est pratiquée sous certaines conditions. Elle doit notamment intervenir avant la fin de la 12ème semaine de conception (14 semaines d’absence de règles). Si ce délai des 12 semaines est dépassé, tu es libre de te rendre dans un autre pays de l’Union européenne pour interrompre ta grossesse. Les délais légaux varient d’un pays à l’autre. En Belgique, la situation la plus fréquente est de renvoyer la femme vers les Pays-Bas où l’IVG peut être pratiquée jusqu’à 22 semaines de conception.

 

L’IVG est autorisée au-delà des 12 semaines dans deux cas particuliers : lorsque la grossesse met en danger la santé de la femme ou lorsque les examens médicaux révèlent que l’enfant à naître sera atteint d’une affection grave, reconnue comme incurable au moment du diagnostic. On parle alors d’interruption médicale de grossesse.

 

Où aller pour une demande d’IVG ? Soit dans un Centre de Planning familial pratiquant l’IVG (à Bruxelles et en Wallonie) ou dans un « Abortus centra » (en Flandre), soit dans un hôpital.  Pour les coordonnées des Centres de Planning familial pratiquant l’IVG en Fédération Wallonie-Bruxelles rendez-vous sur www.loveattitude.be. Tous les hôpitaux ne pratiquent pas l’IVG. Il vaut mieux te renseigner au préalable dans les établissements de ta région car il n’existe pas de liste des hôpitaux qui le pratiquent (ou pas). Pour les coordonnées des hôpitaux dans ta province : www.hospitalis.be.

 

En Centre de Planning familial, l’IVG se déroule en trois phrases : l’entretien préalable où un-e accueillant-e t’écoute sans jugement et t’informe sur l’IVG de manière globale, l’intervention en elle-même et le rendez-vous de suivi durant lequel le/la médecin contrôle ton état de santé physique et psychologique. A l’hôpital, cette pratique peut différer.

 

Combien ça coûte ? Si tu es en ordre de mutuelle, la mutualité prend en charge la quasi-totalité des frais liées à l’IVG. Si tu n’es pas en ordre de mutuelle ou si tu n’es pas couverte par l’assurance maladie invalidité, tu dois payer la totalité de l’intervention auprès du Centre. Il est parfois envisageable de faire appel à l’Aide médicale urgente (AMU) pour prendre en charge les frais. Le prix ne doit jamais être en frein, n’hésite pas à en parler aux professionnel-le-s qui te recevront.